9 Avr 2026 | A la Une, La santé pour tous, Manger, Non classé
Notre Mess poursuit sa transition vers une alimentation plus durable en décrochant son deuxième « radis » dans le cadre de la labellisation « cantine durable ». Engagée depuis janvier 2022 dans la stratégie «Manger Demain», avec le soutien du Collège provincial, l’équipe avait déjà obtenu un premier radis en février 2023. Cette nouvelle reconnaissance vient confirmer les efforts réalisés au quotidien.
Concrètement, ce deuxième niveau implique des exigences renforcées : davantage de produits bio (10 au lieu de 6), une part accrue de poissons issus de filières durables (70% au lieu de 50%), ainsi que le respect de critères précis comme les grammages recommandés, la lutte contre le gaspillage ou encore l’utilisation de produits en papier disposant d’un label durable. Au total, 34 critères sont évalués à travers différents axes allant de la santé à l’environnement, en passant par la prospérité économique ou les connaissances. La labélisation permet aussi de bénéficier de subsides (plus de 70.000 € depuis 2022).
Ce projet mobilise l’ensemble du personnel, bien au-delà de la cuisine, et repose sur une amélioration continue. Si certaines adaptations ont demandé du temps, comme la limitation de la consommation de matières grasses (des fritures ou panures une seule fois par semaine), elles sont aujourd’hui intégrées dans les pratiques. Certaines adaptations demandent aussi parfois un effort de communication, notamment en ce qui concerne le respect des grammages (préconisés par le Conseil Supérieur de la Santé, la Fédération Wallonie Bruxelles et l’AVIQ).
L’équipe accueille cette distinction avec fierté, consciente du chemin parcouru vers une alimentation plus saine, locale et durable. Et déjà, le regard se tourne vers la prochaine étape : l’obtention du troisième radis en 2029. À noter aussi que les plats végétariens rencontrent un succès grandissant, signe que les habitudes évoluent positivement.
« Nous avons un cuisinier qui est sur le site d’Havré depuis plus de 20 ans. Il a connu toute la transition depuis la cuisine de collectivité telle qu’elle était pratiquée à l’époque avec beaucoup de produits préparés issus de l’industrie agro-alimentaire. Aujourd’hui, on a un arrivage quasi quotidien de fruits et légumes frais et locaux (de la section horticole de l’APJA ou de la coopérative alimentaire à Gaurain), de viandes de qualité (de la boucherie l’Artisan au Roeulx), de poissons frais en provenance de Zeebruges, du pain frais de la boulangerie Renoirte… cela représente un peu plus de travail mais c’est autrement plus valorisant pour lui et il en est très fier. Le mess étant fréquenté majoritairement par des enfants, il y a quelque part une sensation de devoir accompli », témoigne Jean-François Bailly, administrateur de la Régie Mess et Hébergement d’Havré.
27 Fév 2026 | A la Une, Respirer
Une nouvelle campagne du Plan Wallon sans Tabac
A l’initiative du Plan Wallon Sans Tabac (PWST) en collaboration avec l’Agence pour une Vie de Qualité (AVIQ), « Mai le paquet » fait suite à « Ensemble vers un nouveau souffle ». Cette initiative annuelle, dont nous sommes partenaire, a pour objectif de faire vivre la thématique du tabac durant tout le mois de mai en mobilisant les professionnels de terrain.
La campagne met à leur disposition des ressources spécifiques, favorise la création de nouveaux outils pédagogiques et encourage une approche positive et motivante de la santé. Les actions proposées mettent en avant les nombreux bénéfices liés à l’arrêt ou à la réduction du tabac, et illustrent un large éventail d’alternatives possibles. « Mai le Paquet » se déploie partout en Wallonie, durant tout le mois de mai, à travers des activités organisées aussi bien en présentiel qu’en ligne.Elle aborde la prévention et la gestion du tabagisme au sens large dans une perspective positive, encourageante et non-jugeante.
Retrouvez toutes les informations et activités sur le site web de la campagne.
Comment l’Observatoire de la Santé du Hainaut contribue à cette campagne ?
- L’OSH fait partie du Plan Wallon Sans Tabac et contribue à la campagne de diverses manières :
- Travailler à l’élaboration de la campagne en collaboration avec les autres membres du Plan Wallon Sans Tabac
- Relayer la campagne aux communes et acteurs de terrain situés sur la Province de Hainaut et susciter leur implication
- Communiquer via la page Facebook et Instagram de l’OSH ainsi que son site web
- Accompagner des acteurs de terrain en fonction de la demande (information, réseautage, appui méthodologique…)
- Proposer des idées d’actions à mettre en place lors de ce mois de mai : la cocotte mini-défis, les signets « Marque ta santé », la chasse aux cailloux voyageurs et la roue des pauses.
9 Sep 2025 | A la Une, Bouger, La santé pour tous, Non classé
Vous passez l’essentiel de vos journées assis(es), les yeux rivés à un ordinateur ? Ce travail sédentaire a des effets néfastes sur votre santé. Bouger plus au travail, c’est possible et ça apporte de nombreux bénéfices pour votre corps et votre esprit.
Les chiffres de Sciensano le montrent, la pratique de l’activité physique n’est pas suffisante au sein de la population et la sédentarité est une problématique à part entière notamment au travail. Selon l’enquête de Sciensano[1], 23 % des femmes et 26 % des hommes passent sept heures par jour ou plus assis au travail. Il est donc important de prendre en compte cette problématique au sein du monde du travail en y incluant des moments d’activité physique et en rompant les périodes de sédentarité.
Chaque pas compte
Ce qui est positif, c’est que chaque pas compte et que très rapidement, cela est bénéfique pour la santé. Et les bénéfices de l’activité physique sont nombreux ! Pour la santé physique : diminution du risque de maladies cardiovasculaires, de diabète, de cancer, allongement de la durée de vie, soulagement des maux de dos, ralentissement des effets du vieillissement… Du côté de la santé mentale, l’activité physique permet d’évacuer le stress et d’améliorer le sommeil, elle permet également de diminuer les symptômes dépressifs. La pratique d’une activité physique permet aussi de tisser des liens avec d’autres personnes et de lutter contre l’isolement. On sait que ces relations sociales ont un impact positif sur la santé.
Que faire ?
Cela ne demande pas forcément la mise en place de choses compliquées. On peut commencer par instaurer des petits moments actifs. S’ils deviennent automatiques, ils permettront de changer nos habitudes de vie.
Par exemple :
- Se lever le plus souvent possible (au moins toutes les 30 min.), notamment pour aller parler à un collègue au lieu de lui téléphoner.
- Faire des réunions en marchant.
- Prendre les escaliers au lieu de l’ascenseur.
- Faire régulièrement des pauses actives. On peut en profiter pour faire quelques étirements.
Retrouvez des idées d’étirements dans notre dépliant « Bouger… au travail, c’est possible ! ».
[1]Sciensano. Activité physique et sédentarité chez les adultes : Quantité et intensité de l’activité physique, Enquête de Consommation alimentaire 2022-2023, Décembre 2024, Bruxelles, Belgique, https://www.sciensano.be/fr/resultats-de-lenquete-nationale-de-consommation-alimentaire-2022-2023/activite-physique-et-sedentarite-chez-les-adultes-ages-de-18-a-64-ans/quantite
Quelles sont les recommandations?
Chez les enfants et les jeunes, il est recommandé de pratiquer chaque jour 60 minutes d’activité modérée à soutenue, tout au long de la semaine. L’activité physique soutenue ainsi que des activités qui renforcent le système musculaire et l’état osseux devraient être intégrées au moins trois fois par semaine.
Les adultes, devraient pratiquer au moins 150 à 300 minutes d’activité physique modérée par semaine ou au moins 75 à 150 minutes d’activité physique soutenue. Il leur est également recommandé de pratiquer des activités de renforcement musculaire d’intensité modérée ou plus soutenue faisant travailler les principaux groupes musculaires au moins deux fois par semaine.
En ce qui concerne la sédentarité, il convient de rompre avec la position assise toutes les 30 minutes. Notons que l’inactivité physique et la sédentarité sont deux choses différentes. L’inactivité physique est le fait de ne pas pratiquer d’activité physique suffisante au regard des recommandations. La sédentarité se définit par la durée pendant laquelle le corps ne dépense pas plus d’énergie qu’en situation de repos (position assise ou allongée). Par exemples: travail de bureau, conduite d’une voiture, temps d’écran,… On peut donc être actif physiquement tout en étant sédentaire.
20 Mai 2025 | A la Une, La santé pour tous, Mieux vivre

Le 17 mai c’était la Journée mondiale de l’hypertension avec pour thème « Mesurez votre pression artérielle avec précision, contrôlez-là, vivez plus longtemps».
Lors de l’Enquête de santé par interview de 2023-2024, 15,1 % des hommes et 20,3 % des femmes du Hainaut ont déclaré souffrir ou avoir souffert d’hypertension dans les 12 derniers mois. Chez les personnes de 65 ans ou plus, cette proportion monte à 35,4 %. Sur la période de 2018 à 2022, en moyenne 919 décès annuels (soit 3,4 % de la mortalité cardiovasculaire) dus à des pathologies hypertensives ont été enregistrés en Belgique dont 441 en Wallonie et 182 en Hainaut. Ce nombre limité de morts ne représente qu’une faible part des décès induits par l’hypertension qui favorise de nombreuses autres pathologies vasculaires et rénales.
Qu’est ce que l’hypertension?
La tension artérielle est la tension que le sang exerce sur les parois des artères pendant qu’il circule dans le sang. On peut parler d’hypertension quand la tension artérielle d’une personne est habituellement trop élevée, ce qui signifie qu’elle est constamment égale ou supérieure à 140/90(mmHg).
Quels sont les risques?
L’hypertension entraîne une altération progressive des parois vasculaires, favorisant leur rigidification et leur fragilité. Les organes les plus touchés sont le cœur, le cerveau et les reins. Une accumulation d’amas de graisse dans les vaisseaux peut également causer l’hypertension : c’est l’athérosclérose. Sous la pression qui augmente, un vaisseau peut aussi se rompre et entraîner un accident vasculaire cérébral.
Que faire pour se protéger?
Nos habitudes de vie en matière d’alimentation et d’activité physique jouent un grand rôle dans la prévention de l’hypertension. Ce que l’on peut faire pour se protéger du risque d’hypertension :
- éviter l’abus d’alcool
- manger équilibré et vari
- consommer des légumes de manière illimitée et des fruits tous les jours
- limiter la consommation de sel
- limiter la consommation de produits ultra-transformés
- pratiquer une activité physique à raison de 30 minutes par jour (marche, vélo…)
- apprendre à gérer son stress
Ces conseils aident à prévenir l’hypertension artérielle et ils sont d’actualité même en cas de traitements médicamenteux.
22 Avr 2025 | La santé pour tous, Manger, Non classé
Et si on cuisinait de bons desserts aux fruits ?
Découvrez deux succulentes recettes!
5 Mar 2025 | La santé pour tous
Chaque année, Mars bleu met en lumière l’importance du dépistage du cancer colorectal. En 2022, en Hainaut, 9 481 nouveaux cas de cancers ont été diagnostiqués, dont environ 10 % de cancers colorectaux, affectant autant les hommes que les femmes. Ce cancer est l’un des plus fréquents, bien qu’il reste derrière ceux de la prostate, du sein et du poumon.

Le cancer colorectal est un problème de santé publique. Plus de 90% des cancers colorectaux apparaissent après 50 ans et ce cancer est souvent diagnostiqué à un stade avancé. L’objectif du programme de dépistage est de réduire la mortalité liée à ce cancer en détectant et en traitant le plus tôt possible les lésions cancéreuses débutantes. La présence de sang dans les selles peut-être le signe d’un cancer ou d’une lésion précancéreuse. Ainsi, le dépistage propose un test qui vise à détecter la présence de sang dans les selles.
Le programme de dépistage du cancer colorectal (cancer du gros intestin) concerne les femmes et les hommes entre 50 et 74 ans. Une lettre d’invitation est envoyée le mois de votre anniversaire à partir de 50 ans. Ce dépistage est gratuit et il s’effectue tous les 2 ans à l’aide d’un kit de dépistage.
Comment obtenir le kit de dépistage ?
- Le commander via le lien www.depistageintestin.be pour le recevoir à domicile.
- L’obtenir auprès de votre médecin généraliste.
- L’obtenir auprès de votre pharmacie.
En quoi consiste le test de dépistage ?
Il s’agit de rechercher du sang occulte dans les selles via un prélèvement de selles simple et rapide à effectuer chez vous. Le test est réalisé par la personne elle-même au moment où elle le souhaite. Il est ensuite envoyé au moyen d’une enveloppe préadressée et préaffranchie fournie dans le kit au Centre de Coordination et de Référence pour le dépistage des cancers (CCRef) pour être analysé. Un document d’information à compléter et une notice explicative sont joints au test pour en préciser toutes les modalités. Le résultat est envoyé au médecin désigné par le participant.
N’hésitez-pas à en parler à votre médecin généraliste ou votre pharmacien !
Pour plus d’informations :
www.cancerintestin.be
www.ccref.org
www.kankerregister.org/fr
www.aviq.be/fr/sensibilisation-et-promotion/campagnes-de-communication/cancer-colorectal