Journée « Bien-être à l’école »

Journée « Bien-être à l’école »

L’Observatoire de la Santé du Hainaut organise ce mardi 10 mars 2020 une journée consacrée au bien-être des jeunes à l’école. Cet événement fait suite à la publication récente du « Regard sur la Santé des Jeunes » sur cette thématique (en collaboration avec les Centres de Santé Scolaires VIGIES).

L’OSH vous propose de poursuivre la réflexion relative à la manière d’améliorer le bien-être à l’école.
La matinée sera consacrée à comparer les résultats de l’étude hainuyère à d’autres recherches et au ressenti des acteurs du monde éducatif. Les ateliers de l’après-midi permettront de réfléchir à la manière d’améliorer le bien-être à l’école. 

Programme de la journée « Bien-être à l’école »

8h30 Accueil

9h00 Introduction de la journée

  • Fabienne Devilers, Députée Provinciale et Présidente de l’OSH, Province de Hainaut
  • Helen Barthe-Batsalle, Directrice en Chef de l’OSH, Province de Hainaut

9h20 Séance plénière

  • « Regard sur la Santé des Jeunes en Hainaut : Bien-être à l’école»: Anne-Marie Vansnick, Chargée de projet et Christian Massot, Responsable Département Ressources de l’OSH, Province de Hainaut
  • « Comment les élèves perçoivent-ils leur collège et leur lycée ? Entre stress scolaire et bien-être à l’Ecole»: Sylvie Esparbes-Pistre, Maître de conférences en Psychologie du développement de l’Université de Toulouse-Jean Jaurès 

10h40 Pause café

11h00 Séance plénière

  • «Relations sociales et vie à l’école. Résultats de l’enquête HBSC 2018 en Belgique francophone» : Emma Holmberg, Ecole de Santé Publique, Université de Bruxelles
  • « Le bien-être à l’école » : Office de la Naissance et de l’Enfance (ONE), Service Promotion de la Santé à l’Ecole (PSE) Intervenant à définir.
  • « Le Pacte d’excellence : axe traitant de la qualité de vie et du bien-être à l’école » : Bernard De Vos, Délégué Général aux Droits de l’Enfant, Fédération Wallonie-Bruxelles

12h00 Échange avec la salle  

12h30 Lunch

  • Lycée Provincial des Sciences et des Technologies, Ecole du Futur, «Le Petit Granit», section hôtelière, Province de Hainaut  

14h00 Un atelier parmi 4 thématiques :

  • Décrochage scolaire = symptôme de mal-être ? (complet)
  • Conflits sur les réseaux sociaux (complet)
  • Le respect et la violence à l’école (complet)
  • Le règlement scolaire, facteur d’inclusion ou d’exclusion ? (complet)

15h30 Clôture de la journée

  • Conclusion des échanges et recommandations

ATTENTION ! Cet événement est désormais complet !

A la suite de cet événement, nous produirons une synthèse du contenu de la journée et des débats.

Si vous souhaitez recevoir cette synthèse, merci de nous envoyer un mail à observatoire.sante@hainaut.be

La journée se tiendra dans les locaux de

l’Ecole Provinciale d’Administration du Hainaut

Boulevard Initialis, 22

7000 Mons

Un portail transfrontalier sur les données de santé

Un portail transfrontalier sur les données de santé

Quelle est la part des 65 ans et plus des deux côtés de la frontière? Où sont situés les hôpitaux avec une maternité ? Quel est le taux de mortalité par insuffisance cardiaque ? Autant de questions qui peuvent se poser au niveau d’une population transfrontalière et auxquelles répond le nouvel « Infocentre de santé« . Le projet GeDiDoT, dont nous sommes partenaires, lance en effet un portail statistique qui centralise des indicateurs de santé, démographiques et socio-économiques sur les territoires transfrontaliers franco-belges. L’objectif de cet « Infocentre de santé » est d’offrir aux professionnels et aux décideurs locaux un outil qui permet d’identifier, de comparer et de suivre l’évolution des enjeux de santé publique de part et d’autre de la frontière. 

Les phénomènes de santé ne s’arrêtent pas à la frontière. C’est pourquoi, l’Infocentre de santé permet d’identifier, de comprendre, de comparer et de suivre l’évolution des enjeux de santé publique de part et d’autre de la frontière. Il documente la situation socio-sanitaire et les inégalités sociales de santé d’un territoire comprenant la Wallonie, la région Hauts de France et les départements des Ardennes et de la Marne.

À travers ces données, l’objectif est de sensibiliser les autorités et associations locales aux problèmes de santé afin de guider les décisions locales et de favoriser des actions communales conjointes ou accords de collaboration transfrontaliers. Facile d’utilisation et documenté, le portail est destiné aux autorités et décideurs locaux, aux acteurs de la santé, du social mais aussi à tout citoyen curieux.

Le portail aborde les thématiques suivantes : « démographie », « déterminants socio-économiques « , « offre de soins et de services », « état de santé ». Alimenté et développé en permanence, il comptera bientôt de nouveaux indicateurs relevant des thématiques « consommation de soins » et « environnement et santé ». L’Infocentre présente les indicateurs à l’aide d’une carte transfrontalière qui peut se décliner du plus fin (Communes belges, EPCI français, ou arrondissements) au plus large (Pays). Un tableau reprend l’ensemble des données disponibles par année ou période. Il est exportable sous forme de fichier Excel.

http://infocentre-sante.eu/

Cet outil s’inscrit dans le cadre du projet Interreg Gestion et Diffusion de données transfrontalières (GeDiDot), 2016-2020. Il est financé par le fonds européen de développement régional (FEDER) et les régions partenaires dans le cadre du programme Interreg V France-Wallonie-Vlaanderen. Le projet GeDiDot a pour objectif la mise en commun des données socio-sanitaires entre la France et la Wallonie pour sensibiliser les autorités locales à leur rôle en matière de santé. Pour y parvenir, ce projet propose une base de données transfrontalières, des profils locaux de santé et une réflexion sur la mise en place d’un Infocentre de santé publique transfrontalier.

https://gedidot.eu/

Découvrez les profils santé des 69 communes hainuyères

Découvrez les profils santé des 69 communes hainuyères

Nouvelle mise à jour 2019 des profils locaux de santé de 69 communes du Hainaut.

Depuis près de 20 ans, l’Observatoire de la Santé du Hainaut recueille l’ensemble des données disponibles en matière de santé, mais également en matières démographique et socio-économique.

Toutes ces informations colligées sur un certain nombre d’années sont utilisées, analysées et commentées dans des tableaux de bord de la santé.

Depuis 2011, ces données sont traitées et présentées à l’échelon plus local qu’est le territoire communal.

Ces profils locaux de santé abordent un ensemble d’indicateurs liés à l’état de santé des habitants d’une commune hainuyère.

Ils sont à disposition des acteurs locaux pour les aider à mener des politiques de proximité au niveau communal.

Nouvelle enquête « Bien-être à l’école »

Nouvelle enquête « Bien-être à l’école »

Entre 2015 et 2017, l’Observatoire de la Santé de la Province du Hainaut (OSH) et le réseau des Centres de Santé Scolaire Vigies (CSSV) ont mené auprès des jeunes Hainuyers une enquête sur la thématique du bien-être à l’école. Les résultats de cette étude sont aujourd’hui publiés dans un nouveau « Regard sur la santé des jeunes ». Ils permettent de proposer des pistes de réflexion et des outils pour mettre en place des actions favorables au bien-être des jeunes à l’école.

 

L’enquête a été menée auprès de jeunes Hainuyers de 10 à 17 ans et s’est penchée sur plusieurs facteurs associés au bien-être général et au bien-être à l’école. Notamment l’environnement social dans lequel le jeune évolue (la famille, les amis, les enseignants ou le personnel du cadre scolaire)  mais aussi les compétences psychosociales, les conflits ou encore les comportements de santé. Globalement, il en ressort que la majorité des jeunes rencontrés ont un niveau élevé d’appréciation de leur vie et de leur vie à l’école, même si quelques différences se marquent selon le sexe et l’âge.

Nombre de politiques publiques à différents échelons placent le bien-être dans leurs prérogatives. En veillant à assurer à l’ensemble des élèves un accès équitable et inclusif à l’enseignement, elles ont pour but d’améliorer leur bien-être, leur capacité d’agir (empowerment) et leur intégration à l’école. L’environnement social, mais également physique, dans lesquels les enfants et les adolescents évoluent sont associés à leur manière d’apprécier leur vie et leur vie à l’école. Les conditions scolaires constituent un levier sur lequel la communauté éducative (parents, enseignants, pouvoirs organisateurs, partenaires divers de l’école…) peut intervenir. La qualité de vie des jeunes peut également être améliorée en réaménageant les locaux, les espaces de jeux ou le matériel. Les rythmes scolaires sont un autre élément déterminant du bien-être à l’école.

La participation des jeunes à la vie de leur école contribue aussi à leur sentiment de bien-être. En proposant des espaces d’échanges tant pour les élèves que pour les différents membres de la communauté scolaire, il est possible de développer le sentiment d’appartenance, la collaboration et le respect mutuel ; éléments qui contribuent au bien-être de tous. Le bien-être à l’école est également lié aux compétences psychosociales et personnelles de chaque élève (estime de soi, sentiment d’efficacité personnel…). Par conséquent, il est important de repenser les modes d’intervention afin de donner les possibilités à tous de les développer.

Enfin, l’ensemble des services présents autour de l’école, mais également en son sein, peuvent veiller à maintenir la santé et le bien-être des jeunes au centre de leurs préoccupations. Les actions menées pour le bien-être des jeunes à l’école contribuent à leur santé et à l’efficacité de l’enseignement. Elles ont des effets favorables au-delà des jeunes sur l’ensemble de la communauté scolaire et la société en général. Il est de l’intérêt de tous de s’investir en la matière.

Des jeunes qui ne bougent plus assez!

Des jeunes qui ne bougent plus assez!

En 2012-2014, nous avons mené une enquête sur la thématique de l’activité physique et de la sédentarité des jeunes Hainuyers avec le réseau des Centres de Santé Scolaire Vigies (CSSV). Le but est de promouvoir l’activité physique chez les jeunes et d’encourager décideurs, professionnels, citoyens à agir pour réduire les inégalités sociales de santé.

Que retenir de cette enquête ? Il en ressort que le niveau d’activité physique reste faible pour la plupart des jeunes malgré une légère amélioration chez les filles. Un jeune sur 5 (21 %) déclare n’avoir effectué aucune séance d’activité physique d’au moins 30 minutes d’affilée la semaine précédant l’enquête. Pourtant, en 2014, 51% des jeunes signalent faire partie d’un club sportif. Mais cette proportion diminue avec l’âge. Un certain nombre d’adolescents abandonnent leur sport favori parce que l’activité de leur club est trop orientée vers la compétition.

L’entourage immédiat des jeunes est déterminant dans leur niveau d’activité physique et de sédentarité tout comme l’attrait pour le cours d’éducation physique.Or, un certain nombre d’écoles ne disposent pas d’infrastructures adéquates pour le cours d’éducation physique.

Pour se rendre à l’école, peu de jeunes pratiquent des déplacements actifs. Environ un jeune sur 4 (23%) de 11 ans se rend à pied et/ou à vélo à l’école et cette proportion diminue à 11% chez les jeunes de 13 ans et à 14% chez les 16 ans. 

Parallèlement, le temps de loisirs sédentaires passé face aux écrans (de télévision, d’ordinateur, de console de jeux ou de téléphone…) continue d’augmenter. Entre 2004 et 2014, alors que le temps passé devant la télévision est resté relativement stable, la proportion de jeunes qui consacrent 4 heures et plus à l’ordinateur ou la console de jeux les jours sans école a augmenté à tous les âges. Ces proportions passent de 15 % à 27 % pour les 11 ans et de 30 % à environ 55 % pour les jeunes de 13 et 16 ans. Seuls 66 % des jeunes sont informés par leurs parents des dangers d’internet et 45 % déclarent que leurs parents s’intéressent à leurs activités sur le net.

Enfin, l’enquête montre que les inégalités sociales de santé sont des obstacles à l’activité physique. Plus la situation socio-économique des jeunes est défavorable, plus leur niveau d’activité physique diminue et plus leur sédentarité augmente. La santé des jeunes est une responsabilité collective et pas seulement une responsabilité individuelle. Il est possible à tout niveau de contribuer à son amélioration générale.

Le plaisir des temps de repas… dès le plus jeune âge !

Le plaisir des temps de repas… dès le plus jeune âge !

« Les temps de repas dans les milieux d’accueil de la petite enfance : un plaisir ! », et un nouvel outil d’analyse du cadre de vie et de l’offre alimentaire dans les milieux d’accueil de la petite enfance. Fruit d’un partenariat entre l’OSH et le comité subrégional du Hainaut de l’ONE, l’outil invite les milieux d’accueil à une réflexion sur le cadre de vie proposé aux enfants, en particulier lors des repas.

Indispensable à son développement physique, l’alimentation du tout-petit est aussi un vecteur de jeux et d’apprentissages sensoriels, relationnels et socioculturels. L’organisation de cette approche éducative dans l’environnement de vie de l’enfant contribue à l’acquisition progressive, par l’enfant, de son autonomie et d’habitudes alimentaires saines.

L’outil proposé permet aux structures d’accueil d’aborder de manière globale les temps de repas, à travers l’exploration de fiches relatives à différents thèmes, tels que l’offre alimentaire, les lieux et l’organisation des prises de repas, l’encadrement, les apprentissages alimentaires, les sanitaires… Les encadrants peuvent dès lors y repérer les éléments soutenant la prise d’habitudes alimentaires bénéfiques à la santé, mais aussi ceux qui peuvent la freiner.

Construite avec les professionnels de la petite enfance et testée en milieu réel, cette grille d’analyse se veut avant tout un outil de concertation, un facilitateur d’échanges au sein du milieu d’accueil (direction, puéricultrices, personnel (para)médical, de cuisine et d’entretien…).

Cette première « photographie » des temps de repas dans le milieu d’accueil donne la possibilité aux professionnels de définir leurs priorités et d’échelonner le travail, en fonction de leur rythme et de ce qui leur paraît réaliste en fonction de leur structure.
Harmonisation des pratiques, adaptation des repas, achat de mobilier ergonomique, réorganisation des repas pour réduire le bruit, initiation des petits au tri des déchets, suppression de la vaisselle en plastique… voilà quelques exemples qui montrent que le champ d’actions est varié mais surtout… possible pour un « mieux manger », « un mieux grandir » et un « mieux vivre » pour tous.

L’outil est disponible en téléchargement ou en version papier sur demande à observatoiresante@hainaut.be