Comment utiliser l’approche de promotion de la santé dans les projets de gestion du tabagisme?
Comme chaque année,
l’Observatoire de la Santé
de la Province de Hainaut
organise un événement sur le thème du
« Respirer »
Celui-ci aura lieu le mardi 12 décembre 2023
de 9h à 16h sur le site du Grand-Hornu.
Cette nouvelle rencontre vous permettra de découvrir des projets de gestion du tabagisme au regard de l’approche de promotion de la santé. Par sa vision globale, positive et transversale de la santé, cette approche offre de nombreux avantages en permettant de donner les clés pour adopter un mode de vie plus sain. La promotion de la santé ne se limite pas à renforcer les aptitudes et capacités des individus mais prend également en compte les facteurs sociaux, environnementaux et économiques qui influencent l’adoption de comportements sains. Cette journée s’inscrit dans le cadre de la Programmation wallonne en promotion de la santé.
Dans l’attente de cette rencontre, nous vous proposons de consulter le résumé de la précédente journée d’échanges, ainsi que le onzième numéro du feuillet d’information «Hainaut Tabac Info» consacré aux actions de sensibilisation menées dans des hôpitaux.
Programme de la journée
9h00 Accueil
9h30 Mot de bienvenue
Madame Fabienne Devilers – Députée de la Province de Hainaut
9h45 Introduction
Helen Barthe-Batsalle – Directrice de l’Observatoire de la Santé du Hainaut
10h00 Projets de gestion du tabagisme
-
- Commune de Seneffe
- Régie des quartiers de Mons
- Maison médicale « L’Étoile » à Frameries
12h15 Pause de midi
13h15 Projet ADHAirE : Écoles sans tabac
Vincent Lorant, Professeur en sociologie médicale et politiques de santé, UCLouvain
Pierre Laloux, Assistant de recherche, UCLouvain
Nora Mélard, Docteure en Santé Publique, UCLouvain
13h30 Temps d’échanges
13h45 Appui de l’OSH dans les projets de gestion du tabagisme
Équipe du département Milieux de vie et Territoires de l’Observatoire de la Santé du Hainaut
14h15 Temps d’échanges
14h30 Pause
14h45 Projet de promotion d’environnements et de modes de vie sans tabac
Noémie Anrys – Chargée de projets en promotion de la santé à l’Observatoire de la Santé du Hainaut
15h30 Clôture et perspectives
Karine De Jonghe – Directrice du département Milieux de vie et Territoires à l’Observatoire de la Santé du Hainaut
15h45 Synthèse et échanges
16h00 Fin de l’événement
Les inscriptions sont clôturées pour cet événement.
Mardi 12 décembre 2023
De 9h à 16h
Nous vous accueillerons au
Site du Grand-Hornu
Rue Sainte-Louise, 82
7301 Boussu
Tableau de Bord de la Santé des Hainuyers 2022
La santé en Hainaut
L’Observatoire de la Santé du Hainaut vient de publier son Tableau de bord de la Santé du Hainaut 2022. Celui-ci dresse un portrait de l’état de santé de la population hainuyère. Il est réalisé en collaboration avec les Provinces de Liège, Luxembourg et Namur qui publient également ce même ouvrage pour leur territoire.
La province du Hainaut continue de présenter une situation socio-sanitaire moins favorable que les territoires voisins.
Le lien entre les indicateurs socio-économiques et la santé est toujours d’actualité et doit nous inciter à accorder une priorité à la réduction des inégalités sociales de santé.
Une mortalité plus élevée
Si l’espérance de vie augmente en général, l’écart entre le Hainaut et la Belgique a tendance à s’accroître pour atteindre, en 2015-2019, près de 2 ans pour les femmes et plus de 3 ans pour les hommes en défaveur du Hainaut. On constate également que plus le revenu médian d’une commune est élevé, plus l’espérance de vie de sa population est élevée. Les inégalités socio-économiques conduisent, entre autres, à une mortalité plus élevée dans le Hainaut. Si la mortalité en Hainaut était abaissée au niveau belge, 2 510 décès seraient évités chaque année.
Associé à une baisse des naissances, l’accroissement de l’espérance de vie conduit au vieillissement de la population. En 2021, on compte 83 personnes de 65 ans et plus pour 100 jeunes de moins de 20 ans. Les perspectives prévoient 135 personnes âgées pour 100 jeunes aux alentours de 2071.
En ce qui concerne les décès, les maladies de l’appareil circulatoire en sont la première cause en 2014-2018 (26,8 %), suivies des tumeurs (24,5 %) et des maladies de l’appareil respiratoire (11,2 %).
Des maladies chroniques influencées par le niveau d’études
Les maladies chroniques influent lourdement sur la santé de nos citoyens. Quel que soit le territoire (Belgique, Wallonie ou Hainaut), un tiers des personnes interrogées déclare souffrir d’au moins une affection chronique de longue durée. Cependant, cette proportion monte à 45 % chez les Belges ayant un niveau d’études primaire ou pas de diplôme. En Hainaut, pour les hommes, l’hypercholestérolémie arrive en tête des maladies chroniques tandis que pour les femmes, il s’agit de l’arthrose.
De 2009 à 2019, la proportion de personnes traitées pour diabète a augmenté de près de 30 % en Hainaut. La Wallonie et le Hainaut connaissent une prévalence de personnes traitées pour diabète plus élevée que la moyenne belge.
Trop peu de fruits et légumes et d’activité physique
Les déterminants principaux de ces maladies chroniques sont nos trois thématiques prioritaires « Manger, Bouger, Respirer » dont les données sociosanitaires montrent une situation moins favorable en Hainaut.
En Hainaut, près de deux tiers des hommes (66,1 %) et plus de la moitié des femmes (51,2 %) sont en surpoids ou obèses. C’est nettement plus qu’au niveau belge. Près d’un tiers des hommes (30,4 %) et la moitié des femmes (49,8 %) courent un risque pour la santé par manque d’activité physique de loisir. C’est beaucoup plus qu’en Belgique. La proportion de personnes sédentaires pendant leurs loisirs dépend aussi du niveau d’instruction : les personnes moins instruites sont plus nombreuses à ne pas pratiquer d’activités physiques de loisir.
Du côté de l’alimentation, trop peu de Hainuyers consomment des fruits et légumes en suffisance. Seuls 7,2 % des hommes et 11,6 % des femmes satisfont aux recommandations. C’est surtout la consommation de fruits qui est déficitaire.
Au-delà de ces constats alarmants, certains indicateurs montrent une évolution positive comme la diminution du tabagisme surtout masculin. De 1997 à 2018, la proportion de fumeurs quotidiens a diminué en Wallonie. Malheureusement, cette diminution est inégalement répartie en fonction des revenus. Chez les 20 % de population aux revenus les plus bas on ne constate aucune évolution, tandis que chez les 20 % aux revenus les plus élevés la baisse du tabagisme dépasse 40 %. En Hainaut, un homme sur 4 ainsi qu’une femme sur 7 se déclarent fumeurs quotidiens. C’est davantage qu’en Belgique.
Pas assez de médecins généralistes
Par rapport à sa population, le Hainaut compte moins de médecins généralistes que la Wallonie (un médecin généraliste pour 1 058 habitants en Hainaut contre un pour 992 habitants en Wallonie). Les médecins généralistes en Hainaut sont en moyenne plus âgés qu’en Wallonie. En Hainaut, plus de la moitié des médecins généralistes sont âgés de 55 ans ou plus.
Une surmortalité due à la COVID-19
En 2020, deux principales vagues de surmortalité sont liées à la COVID-19 tandis qu’une petite vague au mois d’août est liée à une période de canicule. Globalement, en comparaison avec la moyenne observée lors des 5 années précédentes (entre 2015 et 2019), la surmortalité s’élève à +17,6 % en 2020 et +2,5 % en 2021. La courbe du Hainaut suit approximativement celle de la Wallonie.
Les conditions de vie, les cadres de vie et les modes de vie des personnes ont une influence capitale sur leur état de santé et sont largement déterminés par le contexte dans lequel les personnes naissent, grandissent et vivent. Devant de telles inégalités sociales de santé, renforcées par la crise sanitaire de la COVID-19, et compte tenu d’indicateurs socio-économiques moins favorables en Hainaut, il est indispensable de consacrer davantage de ressources vers ces populations au moyen d’actions renforcées à tous les niveaux, de la commune à l’Europe. C’est le choix fait par la Province de Hainaut en nous donnant comme mission principale de contribuer à la réduction des inégalités sociales et territoriales de santé.
«Changement climatique et inégalités sociales de santé»
L’Observatoire de la Santé du Hainaut
vous invite à un séminaire sur le thème
« Changement climatique et inégalités sociales de santé »
Vendredi 2 décembre 2022 à Mons
Le changement climatique affecte de manière universelle l’ensemble de la population de notre planète, engendrant de nombreux risques pour la santé. Ceux-ci ne sont cependant pas identiques pour tous. Des inégalités dans les causes et les conséquences de ce changement impactent de manière différente les classes sociales en fonction de leurs spécificités. Trois catégories de facteurs expliquent cette variabilité : des facteurs d’exposition, de susceptibilité (ou de vulnérabilité) et d’adaptation (capacité à faire face), de rétablissement.
A travers ce séminaire, nous tenterons de comprendre la complexité de ces différences et de réfléchir aux stratégies les plus appropriées permettant de réduire l’impact du changement climatique sur la santé des populations les plus vulnérables.
Programme de la journée
08 h 30 Accueil
09 h 00 Mot de bienvenue – Madame Fabienne Devilers, Députée provinciale – Province de Hainaut
09 h 15 Allocution d’ouverture – Madame Helen Barthe-Batsalle, Directrice – Observatoire de la Santé du Hainaut
09 h 30 Changement climatique et inégalités sociales de santé : une revue de la littérature – Monsieur Claude RENARD, Courtier en connaissances scientifiques – Observatoire de la Santé du Hainaut
10 h 10 Impact des températures extrêmes sur la mortalité et analyse de la répartition au sein de la population belge – Madame Claire Demoury – Sciensano
10 h 50 Pause-café
11 h 15 Nous ne sommes pas tous dans le même bateau – Monsieur le Professeur Edwin Zaccaï, Directeur – Centre d’Etudes du Développement Durable à l’ULB
12 h 15 Questions-réponses avec l’auditoire
12 h 30 Lunch
13 h 45 Impact du changement climatique sur les comportements alimentaires – Monsieur Louis Bertholet – Solidaris
14 h 20 Analyse de vulnérabilité face aux changements climatiques à l’échelle locale : inégalités et participation citoyenne – Monsieur Manu Harchies – Institut de Conseil et d’ Etudes en Développement Durable (ICEDD)
15 h 00 Pause-café
15 h 15 Justice environnementale et inégalités sociales face au changement climatique – Monsieur le Professeur Brendan Coolsaet, Chercheur Qualifié au FNRS – Professeur à l’UCLouvain
16 h 15 Questions-réponses avec l’auditoire et mot de clôture.
Inscription au Séminaire du 2 décembre 2022
Vendredi 2 décembre 2022
De 8h30 à 16h30
Hainaut Développement – Institut provincial de formation du Hainaut
Salle Pol Rysmans
Boulevard Initialis, 22
7000 Mons
Comment la commune peut-elle se saisir des projets et initiatives visant à dénormaliser le tabagisme ?
Comme chaque année, l’Observatoire de la Santé de la Province de Hainaut organise un événement sur le thème du « Respirer ». Celui-ci aura lieu le vendredi 16 décembre prochain de 9h00 à 16h30 sur le site du Grand-Hornu.
Cette nouvelle rencontre vous permettra d’obtenir une vue d’ensemble sur les initiatives visant à dénormaliser le tabagisme. Deux expériences concrètes vous seront ensuite présentées. Des ateliers vous seront proposés dans l’après-midi afin de vous présenter des activités « Respirer » destinées à vous inspirer.
Dans l’attente de cette rencontre, nous vous proposons de consulter le résumé de la précédente journée d’échanges, ainsi que le neuvième numéro du feuillet d’information « Hainaut Tabac Info » consacré à la campagne « Ensemble vers un nouveau souffle » qui s’est déroulée durant le mois de mai 2022.
Pour notre organisation pratique, nous vous demandons de vous inscrire avant le lundi 5 décembre.
Programme de la journée
9h00 Accueil
9h15 Mot de bienvenue
Madame Fabienne Devilers – Députée de la Province de Hainaut
9h30 Introduction
Helen Barthe-Batsalle – Directrice de l’Observatoire de la Santé du Hainaut
9h45 Des leviers pour contribuer à la dénormalisation du tabagisme : projet de promotion d’environnements sans tabac, campagne « Ensemble vers un nouveau souffle » et initiative « Générations sans tabac »
Noémie Anrys – Chargée de projet en promotion de la santé à l’Observatoire de la Santé du Hainaut
10h15 Echanges
10h30 Pause
10h45 Le projet de gestion du tabagisme mené par la commune de La Louvière
Aurélie Bellavia – Attachée au cabinet du Bourgmestre de la commune de La Louvière
11h30 Le projet « Respire sans T » de la Haute école provinciale de Hainaut Condorcet Mons
Isabelle Turro – Enseignante et tabacologue à la Haute école provinciale de Mons
12h15 Echanges
12h30 Pause de midi
13h30 Temps d’introduction des ateliers
Noémie Anrys – Chargée de projet en promotion de la santé à l’Observatoire de la Santé du Hainaut
13h40 Trois ateliers (30’ par atelier) de présentation d’activités pour…
⏳ prendre une pause et créer 🎨
🌳 prendre l’air et découvrir 🤩
🧐 chercher et s’interroger 💡
15h30 Synthèse et échanges
16h15 Clôture et perspectives
Karine De Jonghe – Directrice du Département Milieux de vie et Territoires à l’Observatoire de la Santé du Hainaut
16h30 Fin de l’événement
Inscription à la journée du 16 décembre 2022
Vendredi 16 décembre 2022
De 9h à 16h30
Site du Grand-Hornu
Rue Sainte-Louise, 82
7301 Boussu
2022 sous le signe du Bouger !
Bouger ! C’est bon pour la santé et c’est notre thématique fil rouge pour 2022.
Nos modes de vie sont de plus en plus sédentaires et la pandémie de Covid n’a fait qu’accentuer cette tendance.
Pour notre santé, deux objectifs complémentaires : avoir une activité physique régulière mais aussi couper les périodes de sédentarité.
Les chiffres le montrent, nous passons de plus en plus de temps en position assise. Et les confinements ou périodes de télétravail liés à la crise du Covid n’ont pas arrangé cette tendance. Au cours des périodes de confinement, une baisse du niveau d’activité physique et une augmentation des comportements sédentaires ont été observées, en Belgique et au niveau mondial. En plus de leur impact sur la santé physique et métabolique, il a été démontré durant ces périodes que le manque d’activité physique et les comportements sédentaires étaient fortement associés à la dépression, à l’anxiété, au stress, alors que leur pratique est au contraire associée au bien-être général.
Une activité physique régulière
La pratique d’une activité physique agit positivement sur le bien-être physique et mental. L’idéal pour la santé est que l’activité physique soit régulière et varie en intensité : bouger un peu tous les jours (au moins 30 minutes pour les adultes et 60 minutes pour les enfants et les jeunes) avec des intensités différentes sur la semaine (quelques activités physiques modérées et une activité physique intense). Par exemple, on peut sortir marcher un jour, passer l’aspirateur ou jardiner le lendemain, danser un autre jour puis une fois sur la semaine courir ou aller nager.
Couper les périodes de sédentarité
De plus en plus présente dans notre vie quotidienne, la sédentarité concerne aussi le monde du travail avec de longues heures passées en position assise au bureau ou en télétravail. Bouger plus au boulot, c’est possible pendant le temps de travail, les pauses ou encore sur le chemin du travail. Le plus important, c’est de rompre les périodes de sédentarité par quelques mouvements ou exercices. Par exemple en faisant une réunion debout, en prenant l’escalier plutôt que l’ascenseur, en se promenant sur le temps de midi, en allant au travail en vélo… Plein de petits défis sont possibles pour rompre davantage le temps passé assis sur notre chaise.
Quelques astuces anti-sédentarité au boulot…
- Profitez de chaque occasion de vous lever pour faire un petit étirement.
- Pensez à faire des pauses pour ne pas rester devant votre écran de manière prolongée.
- Téléphonez debout !
- En télétravail, si votre situation le permet allez prendre l’air dans votre jardin/balcon 5 minutes toutes les heures.
- Sortez marcher ou courir un peu sur le temps de midi.
Le vaccin contre le Covid 19? On fait le point
Depuis près d’un an, la campagne de vaccination contre la COVID-19 est en cours dans notre pays avec désormais l’arrivée des troisièmes doses. Pourquoi se faire vacciner? Est-ce dangereux? Ces vaccins sont-ils surs? Cette campagne de vaccination amène beaucoup de questions et de nombreuses « fake news » sont relayées sur les réseaux sociaux. Nous faisons le point en répondant aux principales questions sur le vaccin.
La vaccination
Pourquoi se faire vacciner?
- Pour se protéger et protéger les autres.
- Pour éviter les conséquences graves du COVID-19.
- Pour diminuer le nombre d’hospitalisations et de décès.
- Pour maintenir le plus possible une vie presque normale.
Est-ce obligatoire ?
Non, la vaccination est proposée et gratuite mais pas obligatoire.
Qui peut-être vacciné ?
Les adultes et les adolescents à partir de 12 ans peuvent être vaccinés pour l’instant. Certains pays ont commencé à vacciner les enfants de 5 à 11 ans, mais à ce jour, la Belgique n’a pas pris de décision à ce sujet.
Doit-on encore respecter les gestes barrière ?
Depuis le début de la campagne de vaccination, le type de virus en circulation a beaucoup évolué. Le variant delta représente à présent la quasi-totalité des contaminations (>99 %). Ce variant est beaucoup plus contagieux et les vaccins sont moins efficaces (en particulier le Johnson & Johnson) contre ce virus, en ce qui concerne sa transmission.
Par rapport aux infections sévères et aux hospitalisations, la perte d’efficacité est moindre, variant de 75 à 96 % selon les vaccins. Ceci explique la sous-représentation des vaccinés et la surreprésentation des non-vaccinés dans les hôpitaux et en particulier aux soins intensifs où les 10 à 15 % de personnes non-vaccinées occupent plus de la moitié des places dédiées à la COVID-19.
Avec l’arrivée d’une quatrième vague, il est important de continuer à suivre les recommandations des autorités sanitaires (diminution du nombre de contacts et gestes barrières) pour éviter les contaminations et la saturation des hôpitaux.

Les « variants »?
Il est habituel qu’un virus mute au fil des infections. Les variants sont des souches du virus qui présentent des caractéristiques différentes de la souche initiale; soit en termes de contagiosité (qui augmente en général), soit en termes de gravité de la maladie (qui augmente ou diminue). Actuellement, la quasi-totalité des infections enregistrées en Belgique sont dues au variant delta qui, en raison de sa grande contagiosité, bénéficie d’un avantage sur ses concurrents (les autres variants) pour se transmettre d’une personne à l’autre.
Le variant omicron récemment apparu en Afrique du Sud semble nettement plus contagieux que le variant delta. Sa virulence (gravité des infections) ne semble pas plus élevée. Comme ce variant est d’apparition récente, ses caractéristiques ne sont pas encore connues avec certitude et les informations précises et fiables ne seront disponibles que dans quelques semaines. Plusieurs cas d’infection au variant omicron sont déjà enregistrés en Europe notamment en Belgique et aux Pays-Bas.
Faudra-t-il un rappel?
Les études montrent une diminution de l’efficacité vaccinale avec le temps. Ce phénomène s’observe pour toute la population, mais est particulièrement marqué pour les personnes âgées ou immunodéprimées. Ceci a amené les gouvernements des pays occidentaux à prôner une dose de rappel, d’abord pour ces groupes de population, puis pour l’ensemble des adultes.
En Belgique, pour la population adulte, une dose de rappel est à présent recommandée 6 mois minimum après une vaccination complète par Moderna ou Pfizer, 4 mois minimum après une vaccination complète par Astra-Zeneca et 2 mois minimum après une vaccination Johnson et Johnson.
Les personnes de 65 ans et plus et celles souffrant de problèmes d’immunité ainsi que le personnel soignant ont déjà été invités. Le reste de la population commence à être invitée en fonction de l’âge et pour autant que le délai recommandé depuis la primovaccination soit écoulé.
Le certificat Covid numérique de l’Union européenne
Les personnes vaccinées peuvent voyager en utilisant ce certificat qui est disponible depuis le 1er juillet 2021. Les personnes non-vaccinées peuvent disposer de ce même certificat avec un test Covid récent ou si elles se rétablissent d’un épisode de la COVID-19 dans les 6 derniers mois.
D’autre part, l’accès à l’Horeca et à de nombreux évènements publics est conditionné à la présentation d’un pass sanitaire valide. Certains pays européens vont conditionner l’accès à une série de lieux ou manifestations publiques à l’administration d’une dose de rappel. La France applique cette condition dès le 15 décembre pour les plus de 65 ans et dès le 15 janvier pour les personnes de 18 à 64 ans.
Les vaccins en pratique…
Quels vaccins sont disponibles ?
Les vaccins à base d’ARN messager Pfizer/BioNTech et Moderna (deux doses nécessaires) et les vaccins à vecteurs viraux AstraZeneca (deux doses) et Janssen/Johnson & Johnson (une dose) ont été utilisés.
Actuellement, ce sont essentiellement les vaccins à base d’ARN messager qui sont disponibles. Tous les rappels seront réalisés avec des vaccins à ARN messager qui restent les plus efficaces face au variant delta qui représente plus de 99 % des infections en Belgique actuellement.
Comment ça marche?
Les vaccins à ARN messager (Pfizer (Comirnaty) et Moderna) contiennent le code génétique (ARNm) de fragments du virus contre lesquels notre système immunitaire va réagir. En cas d’infection, le corps s’en souviendra. Il fabriquera des anticorps et activera des cellules efficaces pour détruire le virus et nous protéger contre la maladie. L’ARNm ne peut pas atteindre le noyau de nos cellules, où se trouve notre ADN. Après la vaccination, les particules du vaccin qui contiennent l’ARNm sont rapidement absorbées par les cellules du corps. Notre propre ADN n’est donc pas modifié ou endommagé.
Dans l’AstraZeneca et le Janssen, le code pour la protéine S se trouve dans un virus inactivé (incapable de se reproduire). Ce virus introduit alors cet ARNm dans la cellule et on assiste au même processus qu’avec le vaccin avec ARN messager.
Retrouvez plus d’infos sur ce thème dans notre vidéo La vaccination Covid 19 en quelques questions.
Sont-ils efficaces ?
Un vaccin n’est autorisé que si son efficacité a été prouvée.
L’arrivée du variant Delta a diminué l’efficacité vaccinale de tous les vaccins, mais la diminution est plus marqué pour le vaccin une dose. Globalement, l’efficacité est de 63 % en moyenne pour les infections asymptomatiques et de 76 % pour les infections symptomatiques. Pour la prévention des infections sévères et des hospitalisations, l’efficacité (91 %) est la même pour le variant Delta que pour le variant de base.
On constate une diminution de l’efficacité vaccinale avec le temps particulièrement chez les personnes âgées (après 65 ans) et les personnes porteuses de comorbidités surtout en cas d’atteinte à l’immunité.
Comment sont-ils testés ?
Tous les vaccins doivent suivre un processus de développement et d’approbation. Des essais cliniques (appelés phase 1, 2 ou 3) sont réalisés sur de nombreuses personnes. Les vaccins contre la COVID-19 ont été testés sur des dizaines de milliers de personnes, ce qui est plus que d’habitude. Pour les vaccins contre la COVID-19, comme pour tout vaccin, les experts de l’EMA (Agence européenne des médicaments) et de l’AFMPS (Agence fédérale des médicaments et des produits de santé) examinent de près toutes les données. Les vaccins contre la COVID-19 doivent répondre aux mêmes exigences strictes que tous les autres vaccins.
Après la mise sur le marché, un système d’enregistrement des effets indésirables est mis en place. Les signalements de problèmes de santé majeurs après vaccination font l’objet d’une investigation pour déterminer s’il y a ou non un lien entre la vaccination et la survenue du problème. De plus, plusieurs études ont été réalisées pour déterminer l’efficacité des vaccins dans des conditions réelles et par rapport aux nouveaux variants qui étaient peu ou pas présents au moment des essais cliniques initiaux.
Provoquent-ils des effets indésirables ?
Comme tous les médicaments, les vaccins peuvent provoquer des effets indésirables mais ils ne surviennent pas chez tout le monde. Les effets indésirables fréquents sont légers à modérés, tels que de la fièvre, de la fatigue, des maux de tête ou une réaction locale (douleur, rougeur, gonflement). Ces symptômes disparaissent d’eux-mêmes en quelques jours.
L’utilisation à large échelle des vaccins a mis en évidence quelques effets secondaires très rares (quelques cas pour 100 000 personnes vaccinées), mais graves.
Est-il possible de contracter le Covid 19 en se faisant vacciner ?
Non, les vaccins contre le Covid 19 disponibles en Belgique ne contiennent pas de virus vivants atténués. Ils ne peuvent donc pas provoquer la maladie. Mais il est possible que la personne vaccinée ait été infectée par le virus peu avant ou peu après l’injection.
Sont-ils moins surs en raison de leur arrivée rapide ?

Les vaccins contre la COVID-19 répondent aux mêmes exigences strictes que tous les autres vaccins et médicaments.
Différentes raisons expliquent leur arrivée aussi rapide.
- Une collaboration internationale jamais vue dans l’histoire et la mise à disposition de moyens financiers publics et privés colossaux.
- Les recherches antérieures sur des vaccins similaires et/ou sur d’autres coronavirus (SARS-CoV1, MERS) que la COVID-19 remontent à plus de 10 ans.
- Beaucoup de gens se sont rapidement portés volontaires et la forte circulation du virus a permis de montrer précocement l’efficacité du vaccin.
- En temps normal, toutes les étapes du développement d’un vaccin se succèdent pour vérifier la sécurité et l’efficacité. A chaque étape, les chercheurs attendent d’avoir des résultats probants pour poursuivre les recherches. Le dossier complet n’est transmis à l’EMA que quand tout est terminé. Dans le cas des vaccins contre la COVID-19, l’EMA a examiné l’efficacité et la sécurité à chaque étape pour gagner du temps. La production a déjà commencé et le plan de distribution a été établi alors que l’évaluation par l’autorité compétente était en cours.
Une autorisation de mise sur le marché n’est accordée que lorsqu’il existe des preuves suffisantes que le vaccin est de bonne qualité, efficace et sûr. Pour les vaccins contre la COVID-19, les systèmes de surveillance existants ont été renforcés tant au niveau européen que national.
Y-a-t-il des contre-indications au vaccin ?
Il y a peu de contre-indications à la vaccination anti-COVID-19.
- Une allergie connue à un des composants du vaccin.
- Au vu des données actuelles, la grossesse et l’allaitement ne sont plus considérés comme contre-indications. Au contraire, les femmes enceintes font désormais partie du public prioritaire et il est préférable que la vaccination ait lieu avant 32 semaines de grossesse pour que le bébé soit protégé dès la naissance par les anticorps maternels.
Les éléments suivants ne constituent pas une contre-indication, mais méritent éventuellement d’être signalés lors de la vaccination :
- des antécédents d’allergies, même majeures (autres qu’au vaccin) ;
- une immunosuppression, une immunodépression, une maladie auto-immune (dans ces cas, la vaccination est recommandée, mais l’efficacité sera diminuée) ;
- un traitement anticoagulant (qui exige une compression plus longue après l’injection).
Ces différentes situations particulières peuvent toujours être discutées avec le médecin qui vous suit.
Avec le soutien de la Région wallonne

Projet communal en faveur d’environnements sans tabac ! Pour ou contre la cigarette électronique?
Journée d’échanges
Mardi 14 décembre 2021
Projet communal en faveur d’environnements sans tabac !
Pour ou contre la cigarette électronique?
Avec le soutien de la Région wallonne
Comme chaque année, l’Observatoire de la Santé de la Province de Hainaut organise un événement sur le thème du « Respirer ».
Celui-ci aura lieu le mardi 14 décembre prochain de 9h00 à 16h30 sur le site du Grand-Hornu.
La matinée sera consacrée à la présentation d’un guide méthodologique destiné à soutenir les communes dans la mise en place d’un projet en faveur d’environnements sans tabac. Des expériences de terrain compléteront cette présentation.
L’après-midi sera dédié à la cigarette électronique. Plusieurs experts viendront faire état des connaissances actuelles sur le sujet.
Dans l’attente de cette rencontre, nous vous proposons de consulter le résumé de la précédente journée d’échanges de même que le septième numéro du feuillet d’information « Hainaut Tabac Info » . Nous vous y présentons un outil d’accompagnement pour la mise en place d’un projet communal en faveur d’environnements sans tabac.
Pour notre organisation pratique, nous vous demandons de vous inscrire avant le vendredi 3 décembre.
Nous vous informons qu’un Pass Sanitaire valide (COVID SAFE TICKET) vous sera demandé pour accéder au Site du Grand-Hornu.
Le port du masque sera également obligatoire durant toute la journée.
Programme de la journée
De 9h00 à 16h30
9h00 Accueil
9h15 Mot de bienvenue
Madame Fabienne Devilers – Députée de la Province de Hainaut
9h30 Introduction
Helen Barthe-Batsalle – Directrice de l’Observatoire de la Santé du Hainaut (OSH)
9h45 Présentation du guide méthodologique d’accompagnement
Noémie Anrys – OSH
10h15 Echanges
10h30 Pause
10h45 Présentation du projet de gestion du tabagisme mené dans la commune de Frasnes-lez-Anvaing
Gilles Fontaine – Plan de Cohésion Sociale
11h30 Présentation du projet de gestion du tabagisme mené dans la commune de Charleroi
Michèle Lejeune – Service de santé
12h15 Echanges
12h30 Pause midi
14h00 Présentation de la session « cigarette électronique »
Pierre Bizel – OSH
14h05 Etat des lieux – La cigarette électronique : un écran de fumée ?
Pierre Bizel – OSH
14h45 Une aide réelle au sevrage tabagique ?
Martial Bodo – Tabacologue Psychologue – Institut Bordet
15h25 Le point de vue de la Fondation contre le cancer
Expert Tabac – Fondation contre le cancer
16h00 Echanges
16h15 Clôture et perspectives
Helen Barthe-Batsalle – Directrice de l’OSH
16h30 Fin de l’événement
Formulaire d’inscription
Inscription à la journée du 14 décembre 2021
Nous vous accueillerons sur le Site du Grand-Hornu
Le Grand-Hornu
Rue sainte-Louise, 82
7301 Boussu
Avec le soutien de la Région wallonne

Alimentation chez les jeunes en Hainaut
Une alimentation saine et équilibrée contribue largement à la santé de tous. A cet égard, les habitudes prises dans l’enfance et l’adolescence jouent un rôle capital. Entre 2018 et 2020, nous avons mené, avec le réseau des Centres de Santé Scolaire Vigies (CSSV), une enquête sur la thématique de l’alimentation auprès des jeunes Hainuyers de 10 à 17 ans.
Le « Regard sur la santé des jeunes – Santé en Hainaut n°15 » décrit de manière détaillée les résultats de cette étude et analyse les liens entre les différents déterminants de santé et l’alimentation. Il présente également des pistes de réflexion et des outils de promotion de la santé en vue d’une alimentation équilibrée. Découvrez dans cet article la synthèse de cette enquête que vous pouvez aussi télécharger en pdf.
La publication complète est disponible en commande ou en téléchargement dans notre boutique.
Une alimentation peu équilibrée
Consommation quotidienne de fruits et de légumes
Parmi les aliments dont la consommation régulière est recommandée, la consommation quotidienne de fruits et de légumes n’est adoptée que par une minorité de jeunes Hainuyers. De plus, elle a connu une diminution ces dix dernières années.En 2020, 44 % des jeunes ne consomment ni fruits, ni légumes quotidiennement. De plus, ils ne sont que 17 % à en consommer au moins une fois par jour (15 % pour les garçons contre 20 % pour les filles).
Moins de la moitié des jeunes consomment du poisson une fois par semaine et cette proportion a diminué au cours des dix dernières années. Il en est de même pour la consommation quotidienne de produits laitiers.
Consommation quotidienne d’eau, selon le sexe
La consommation quotidienne d’eau connaît une lente augmentation ces dernières années, mais n’est pas encore suffisante en termes de santé publique. En effet, seuls 81 % des jeunes en consomment quotidiennement. Les jeunes filles sont plus nombreuses à déclarer consommer de l’eau quotidiennement, soit 84 % contre 78 % chez les jeunes garçons.
Concernant les aliments non-essentiels à un régime équilibré, la consommation quotidienne de snacks salés (12 %) et sucrés (22 %) est stable depuis 2010. Il en est de même de la consommation de fritures plus d’une fois par semaine (42 %). La consommation de sodas sucrés (30 %) et light (11 %) connaît une diminution régulière.
Equilibre alimentaire des jeunes
Pour évaluer le régime alimentaire des jeunes, un score a été construit sur base de six habitudes alimentaires. Seuls 19% des jeunes ont un score témoignant d’une alimentation équilibrée. La moitié (49%) ont une alimentation moyennement équilibrée. Pour 32%, le score dénote d’une alimentation non-équilibrée.
La majorité des jeunes (62 %) déclarent grignoter en dehors des repas. Les jeunes de 13 ans sont plus nombreux à affirmer grignoter (66 %) que ceux de 16 ans (63 %) et de 11 ans (56 %). Outre les consommations alimentaires, l’entourage et le contexte des repas sont des éléments déterminants de la manière de manger. Les jeunes qui ont une alimentation équilibrée déclarent plus fréquemment que leurs parents ont le plus d’influence sur leurs choix alimentaires (72 % contre 57 % des jeunes ayant une alimentation non-équilibrée ou moyennement équilibrée). D’autre part, 90 % des jeunes qui déjeunent en famille considèrent le repas comme un moment de partage.
Une corpulence en lien avec l’alimentation
La corpulence a été définie à partir de l’Indice de Masse Corporelle (IMC), basé sur le poids et la taille.

Parmi les jeunes rencontrés, 60 % ont une corpulence normale. Le surpoids concerne 20 % des jeunes et 12 % sont considérés comme obèses. En tout, près de 3 jeunes sur 10 sont donc en situation de surcharge pondérale. L’insuffisance pondérale concerne 8,9 % des jeunes et sa forme sévère représente environ 0,5 % de l’échantillon.
La fréquence de l’obésité (environ un jeune sur 10) augmente avec l’âge passant de 8,3 % pour les 11 ans à 15 % pour les 16 ans. Alors que 7 jeunes de corpulence normale sur 10 estiment avoir une alimentation équilibrée, seuls 4 sur 10 ont un score correspondant à une alimentation équilibrée. Les jeunes en surcharge pondérale pensent moins fréquemment avoir une alimentation équilibrée, mais paradoxalement, ils ont plus souvent un meilleur score d’alimentation équilibrée. D’une manière générale, la perception d’une alimentation équilibrée et les consommations déclarées montrent un décalage.
Des connaissances pour mieux s’alimenter
Les connaissances et représentations des jeunes en matière d’alimentation sont également liées à leurs comportements alimentaires. La majorité des adolescents (70 %) ne consultent pas (jamais ou rarement) les étiquettes alimentaires. Beaucoup les trouvent trop complexes. Ceux qui ne lisent pas les étiquettes ont moins fréquemment une alimentation équilibrée. Pour ceux qui les consultent, 45 % les trouvent assez « difficiles à comprendre » et 10 % « incompréhensibles ». L’avis à propos de certains aliments peut également être déterminant. Concernant les sodas (sucrés ou light), les jeunes qui ne pensent pas que ceux-ci ont un effet délétère sur la santé ou n’ont pas d’opinion sont plus souvent consommateurs quotidiens.
A l’école aussi, l’alimentation compte…
Le contexte scolaire est un facteur déterminant des habitudes et comportements alimentaires des jeunes. Un questionnaire a été envoyé aux directions des écoles pour recueillir leur avis et mieux
percevoir la réalité scolaire dans laquelle les jeunes évoluent. Parmi les écoles répondantes, la grande majorité (49 établissements) déclarent disposer d’un réfectoire. Cependant, malgré la présence d’un réfectoire, certains établissements ne disposent pas d’assez de places assises pour permettre à tous les jeunes de s’y installer. Certaines écoles commercialisent des aliments ou mettent des distributeurs à disposition des élèves, majoritairement celles de l’enseignement secondaire. La majorité des écoles participantes, tant dans l’enseignement primaire que secondaire, ont prévu un accès gratuit à de l’eau potable (en dehors des lavabos) pour les élèves. Certains établissements offrent à leurs élèves la possibilité de prendre des repas complets ou vendent des produits de restauration (sandwichs, frites…).
Consommation de sodas sucrés en fonction de la possibilité d’en acheter à l’école
Lorsque les écoles commercialisent des sodas sucrés, 34 % des élèves déclarent en consommer au moins 6 fois par semaine, voire plusieurs fois par jour. Dans les écoles qui n’en vendent pas, cette proportion tombe à 23 %. L’accès aux sodas en milieu scolaire contribue donc à l’augmentation de leur consommation.
Un lien avec les comportements de santé et le contexte socio-économique
On constate un regroupement des comportements favorables à la santé chez les adolescents. L’activité physique, la limitation des activités sédentaires, la non-consommation de tabac sont fréquemment
associées à une alimentation plus équilibrée. Le rôle de l’environnement du jeune se manifeste dans le lien entre la présence d’un adulte fumeur à la maison et un moins bon équilibre alimentaire du jeune.
L’ensemble de ces comportements est aussi en lien avec le contexte socio-économique dans lequel le jeune évolue. Ces constats indiquent que certains enfants et adolescents vivent dans un milieu plus attentif à la santé et qui favorise une alimentation équilibrée, une pratique de l’activité physique, une limitation de la sédentarité, une moindre exposition au tabac. Dans ces mêmes familles, les jeunes ont plus
fréquemment un recours régulier au dentiste, voire à une consultation diététique quand le besoin se fait sentir.
Les jeunes en situation plus précaire au niveau de leur structure familiale ou de leur aisance matérielle sont souvent plus exposés à des comportements ou situations défavorables de santé. Les jeunes dont le niveau d’aisance matérielle est faible sont plus fréquemment (16 %) susceptibles d’être obèses par rapport à ceux d’un niveau élevé (6,8 %). Lorsque le niveau d’aisance matérielle est faible ou moyen, ils ont plus fréquemment un régime alimentaire non-équilibré. D’autre part, les jeunes d’un niveau d’aisance matérielle élevé sont plus nombreux (24 %) à manger quotidiennement des fruits et des légumes que ceux d’un niveau d’aisance matérielle faible (10 %).
Des chiffres à l’action
Différentes pistes peuvent être envisagées afin de promouvoir une alimentation et des comportements favorables à la santé. A un niveau supérieur, la mise en place de politiques publiques valorisant l’accès équitable à une alimentation diversifiée, qualitative et durable est un moyen macrosociologique. D’une manière plus large, la lutte contre les inégalités sociales et territoriales de santé représente un élément majeur de l’amélioration de la santé des populations. Au niveau scolaire, il est important de réfléchir tant à l’aménagement des écoles, l’accès aux repas équilibrés et à l’eau qu’à la sensibilisation des jeunes à leur consommation d’aliments transformés ou défavorables à la santé. Développer les compétences psychosociales des jeunes en fonction de leur âge, mais également leurs connaissances en matière d’alimentation, permet de leur donner les moyens de faire des choix alimentaires favorables à la santé. Les actions menées sur la thématique de l’alimentation des jeunes contribuent à favoriser leur santé, mais également à améliorer les enjeux de la santé publique. En effet, une jeunesse en bonne santé et en forme contribue au développement socio-économique d’une société. Il est de l’intérêt de tous de s’investir en la matière.

Retrouvez la synthèse de l’enquête en pdf via ce lien et les résultats complets en pdf en cliquant ici.
Transformer des lieux fréquentés par les jeunes en environnements sans tabac
Pierre Bizel, coordinateur du projet à l’Observatoire de la Santé du Hainaut, détaille les étapes de la mise en place du site Générations sans tabac dans le Domaine du bois d’Havré. Il donne aussi des conseils pour ceux qui souhaiteraient initier une telle démarche.
Pouvez-vous nous décrire le projet que vous avez entrepris dans le cadre de Générations sans Tabac ?
« Tout a commencé par l’initiative de l’Alliance pour une société sans tabac, dont l’Observatoire de la santé du Hainaut est membre, de lancer son programme « Générations sans Tabac ». C’est un concept qui nous a immédiatement intéressé car il permet en collaboration avec les autorités, les organisations de la société civile, les entreprises privées, les particuliers… de transformer des lieux fréquentés par de nombreux enfants et jeunes en environnements sans tabac. Les enfants et les jeunes ont le droit de grandir et jouer dans un environnement sans tabac. Le Domaine Provincial du Bois d’Havré à Mons sur lequel est implanté l’OSH a été tout naturellement le lieu de ce projet pionnier. Une collaboration très étroite entre quatre institutions provinciales a ensuite permis de dénormaliser le tabagisme sur le Domaine. »
Quatre institutions qui décident de travailler ensemble pour transformer leurs terrains en environnements sans tabac…c’est impressionnant. Pourquoi ont-elles décidé de se lancer dans le projet ?
« L’Observatoire de la santé du Hainaut, Hainaut Sports – Maison des Sports, l’école l’Orée du Bois et Hainaut Ingénierie Technique, sont des institutions provinciales implantées dans un vaste parc, lui-même entouré par le bois d’Havré. De nombreuses écoles avec leurs enseignants et des clubs sportifs le fréquentent quotidiennement. Le site reçoit aussi de nombreuses visites de professionnels et parents. Par la nature des institutions qui y sont installées et les visiteurs que le domaine accueille, c’est à l’évidence un lieu de santé, de sports, et de nature. Quoi donc de plus logique de proposer aux jeunes qui y sont présents, une alimentation équilibrée au mess, les meilleures conditions d’activités physiques et de les préserver du tabac ? »
Comment avez-vous procédé en pratique ? Qui a participé au processus ? Et comment s’est déroulée le trajet ?
« Tout d’abord, dès le lancement de Générations sans Tabac, les Autorités provinciales ont voulu soutenir cette initiative et se sont engagées au respect de la Charte de l’Alliance pour promouvoir une première génération sans tabac dès 2019. Le projet dans sa phase de préparation a intégré un inventaire des lieux où les jeunes pouvaient voir fumer des adultes et un travail de coordination interinstitutionnelle afin de réduire fortement le nombre de points fumeurs et d’aménager des espaces précis pour les fumeurs. Hainaut Ingénierie Technique a pu prendre en charge les abris et leur installation. A noter que ceux-ci sont opaques pour soustraire les fumeurs éventuels à la vue des jeunes et visiteurs. Une signalétique spécifique a été décidé ensemble et placée aux endroits les plus fréquentés du domaine informant des nouvelles modalités. »
Comment avez-vous communiqué sur cette initiative au sein de vos institutions et au grand public (visiteurs, clubs de sport, employés, …) ?
« La communication sur les changements à venir s’est faite dans plusieurs directions :
- Très en amont, vers des agents provinciaux, fumeurs et non-fumeurs, travaillant sur le site, et l’internat de la Maison des sports dans des réunions spécifiques,
- vers les groupes visiteurs du domaine, écoles et clubs sportifs, via des affiches, dépliants, courriers,
- vers le service de communication de la Province du Hainaut et les institutions impliquées dans le projet,
- par la production d’un bulletin « Respirer » largement diffusé pour les professionnels du Hainaut,
- au travers d’évènements de promotion et lancement (webinaire, inauguration),
- vers les institutions (campus, communes) ou organismes (Adeps) souhaitant se lancer dans Générations sans tabac,
- en relayant les étapes de développement du projet au sein même de l’Alliance »
Comment les visiteurs/employés/clubs de sport/… réagissent-ils au projet ?
« Très positivement. Il faut rappeler qu’une très large majorité de non-fumeurs et de fumeurs, sont favorables à davantage de mesures de protection des jeunes. Les premiers parce qu’ils ne voudraient pas que leurs enfants fument et les fumeurs parce qu’ils souhaitent s’arrêter. Nous ne sommes pas du tout à contre-courant des opinions avec ce projet. »
Quels conseils donneriez-vous à des communes qui ont envie de lancer des environnements (aires de jeux, terrains de sport,…) sans tabac ?
« En quelques mots, je conseillerais tout d’abord de s’inspirer d’expérience à succès de proximité en Belgique, et d’associer les parties prenantes au projet (décideurs locaux, responsables d’institutions, usagers des espaces, …) dès le début. L’engagement des autorités locales par la signature de la Charte Générations sans tabac, et donc leur nécessaire soutien, peut marquer le début du projet. Il représente un moment de communication privilégié. Le processus peut parfois prendre des mois, voire années, si on le veut participatif. Il demande quelques moyens financiers pour l’investissement dans des abris pour les fumeurs. Les communes et leurs services peuvent être, évidement là, de précieux relais. Je conseillerais aussi de contacter les responsables de Générations sans tabac pour obtenir les visuels nécessaires à la signalétique et une labellisation à l’installation des espaces sans tabac. Associer Générations sans tabac à une amélioration de la qualité de l’environnement, comme par exemple la lutte contre les déchets du tabac dans l’espace public (mégots) et la qualité de vie est un atout. »











