9 Nov 2022 | Données - Communes, Données - Pro, Santé en Hainaut
La santé en Hainaut
L’Observatoire de la Santé du Hainaut vient de publier son Tableau de bord de la Santé du Hainaut 2022. Celui-ci dresse un portrait de l’état de santé de la population hainuyère. Il est réalisé en collaboration avec les Provinces de Liège, Luxembourg et Namur qui publient également ce même ouvrage pour leur territoire.
La province du Hainaut continue de présenter une situation socio-sanitaire moins favorable que les territoires voisins.
Le lien entre les indicateurs socio-économiques et la santé est toujours d’actualité et doit nous inciter à accorder une priorité à la réduction des inégalités sociales de santé.
Une mortalité plus élevée
Si l’espérance de vie augmente en général, l’écart entre le Hainaut et la Belgique a tendance à s’accroître pour atteindre, en 2015-2019, près de 2 ans pour les femmes et plus de 3 ans pour les hommes en défaveur du Hainaut. On constate également que plus le revenu médian d’une commune est élevé, plus l’espérance de vie de sa population est élevée. Les inégalités socio-économiques conduisent, entre autres, à une mortalité plus élevée dans le Hainaut. Si la mortalité en Hainaut était abaissée au niveau belge, 2 510 décès seraient évités chaque année.
Associé à une baisse des naissances, l’accroissement de l’espérance de vie conduit au vieillissement de la population. En 2021, on compte 83 personnes de 65 ans et plus pour 100 jeunes de moins de 20 ans. Les perspectives prévoient 135 personnes âgées pour 100 jeunes aux alentours de 2071.
En ce qui concerne les décès, les maladies de l’appareil circulatoire en sont la première cause en 2014-2018 (26,8 %), suivies des tumeurs (24,5 %) et des maladies de l’appareil respiratoire (11,2 %).
Des maladies chroniques influencées par le niveau d’études
Les maladies chroniques influent lourdement sur la santé de nos citoyens. Quel que soit le territoire (Belgique, Wallonie ou Hainaut), un tiers des personnes interrogées déclare souffrir d’au moins une affection chronique de longue durée. Cependant, cette proportion monte à 45 % chez les Belges ayant un niveau d’études primaire ou pas de diplôme. En Hainaut, pour les hommes, l’hypercholestérolémie arrive en tête des maladies chroniques tandis que pour les femmes, il s’agit de l’arthrose.
De 2009 à 2019, la proportion de personnes traitées pour diabète a augmenté de près de 30 % en Hainaut. La Wallonie et le Hainaut connaissent une prévalence de personnes traitées pour diabète plus élevée que la moyenne belge.
Trop peu de fruits et légumes et d’activité physique
Les déterminants principaux de ces maladies chroniques sont nos trois thématiques prioritaires « Manger, Bouger, Respirer » dont les données sociosanitaires montrent une situation moins favorable en Hainaut.
En Hainaut, près de deux tiers des hommes (66,1 %) et plus de la moitié des femmes (51,2 %) sont en surpoids ou obèses. C’est nettement plus qu’au niveau belge. Près d’un tiers des hommes (30,4 %) et la moitié des femmes (49,8 %) courent un risque pour la santé par manque d’activité physique de loisir. C’est beaucoup plus qu’en Belgique. La proportion de personnes sédentaires pendant leurs loisirs dépend aussi du niveau d’instruction : les personnes moins instruites sont plus nombreuses à ne pas pratiquer d’activités physiques de loisir.
Du côté de l’alimentation, trop peu de Hainuyers consomment des fruits et légumes en suffisance. Seuls 7,2 % des hommes et 11,6 % des femmes satisfont aux recommandations. C’est surtout la consommation de fruits qui est déficitaire.
Au-delà de ces constats alarmants, certains indicateurs montrent une évolution positive comme la diminution du tabagisme surtout masculin. De 1997 à 2018, la proportion de fumeurs quotidiens a diminué en Wallonie. Malheureusement, cette diminution est inégalement répartie en fonction des revenus. Chez les 20 % de population aux revenus les plus bas on ne constate aucune évolution, tandis que chez les 20 % aux revenus les plus élevés la baisse du tabagisme dépasse 40 %. En Hainaut, un homme sur 4 ainsi qu’une femme sur 7 se déclarent fumeurs quotidiens. C’est davantage qu’en Belgique.
Pas assez de médecins généralistes
Par rapport à sa population, le Hainaut compte moins de médecins généralistes que la Wallonie (un médecin généraliste pour 1 058 habitants en Hainaut contre un pour 992 habitants en Wallonie). Les médecins généralistes en Hainaut sont en moyenne plus âgés qu’en Wallonie. En Hainaut, plus de la moitié des médecins généralistes sont âgés de 55 ans ou plus.
Une surmortalité due à la COVID-19
En 2020, deux principales vagues de surmortalité sont liées à la COVID-19 tandis qu’une petite vague au mois d’août est liée à une période de canicule. Globalement, en comparaison avec la moyenne observée lors des 5 années précédentes (entre 2015 et 2019), la surmortalité s’élève à +17,6 % en 2020 et +2,5 % en 2021. La courbe du Hainaut suit approximativement celle de la Wallonie.
Les conditions de vie, les cadres de vie et les modes de vie des personnes ont une influence capitale sur leur état de santé et sont largement déterminés par le contexte dans lequel les personnes naissent, grandissent et vivent. Devant de telles inégalités sociales de santé, renforcées par la crise sanitaire de la COVID-19, et compte tenu d’indicateurs socio-économiques moins favorables en Hainaut, il est indispensable de consacrer davantage de ressources vers ces populations au moyen d’actions renforcées à tous les niveaux, de la commune à l’Europe. C’est le choix fait par la Province de Hainaut en nous donnant comme mission principale de contribuer à la réduction des inégalités sociales et territoriales de santé.
9 Avr 2026 | A la Une, La santé pour tous, Manger, Non classé
Notre Mess poursuit sa transition vers une alimentation plus durable en décrochant son deuxième « radis » dans le cadre de la labellisation « cantine durable ». Engagée depuis janvier 2022 dans la stratégie «Manger Demain», avec le soutien du Collège provincial, l’équipe avait déjà obtenu un premier radis en février 2023. Cette nouvelle reconnaissance vient confirmer les efforts réalisés au quotidien.
Concrètement, ce deuxième niveau implique des exigences renforcées : davantage de produits bio (10 au lieu de 6), une part accrue de poissons issus de filières durables (70% au lieu de 50%), ainsi que le respect de critères précis comme les grammages recommandés, la lutte contre le gaspillage ou encore l’utilisation de produits en papier disposant d’un label durable. Au total, 34 critères sont évalués à travers différents axes allant de la santé à l’environnement, en passant par la prospérité économique ou les connaissances. La labélisation permet aussi de bénéficier de subsides (plus de 70.000 € depuis 2022).
Ce projet mobilise l’ensemble du personnel, bien au-delà de la cuisine, et repose sur une amélioration continue. Si certaines adaptations ont demandé du temps, comme la limitation de la consommation de matières grasses (des fritures ou panures une seule fois par semaine), elles sont aujourd’hui intégrées dans les pratiques. Certaines adaptations demandent aussi parfois un effort de communication, notamment en ce qui concerne le respect des grammages (préconisés par le Conseil Supérieur de la Santé, la Fédération Wallonie Bruxelles et l’AVIQ).
L’équipe accueille cette distinction avec fierté, consciente du chemin parcouru vers une alimentation plus saine, locale et durable. Et déjà, le regard se tourne vers la prochaine étape : l’obtention du troisième radis en 2029. À noter aussi que les plats végétariens rencontrent un succès grandissant, signe que les habitudes évoluent positivement.
« Nous avons un cuisinier qui est sur le site d’Havré depuis plus de 20 ans. Il a connu toute la transition depuis la cuisine de collectivité telle qu’elle était pratiquée à l’époque avec beaucoup de produits préparés issus de l’industrie agro-alimentaire. Aujourd’hui, on a un arrivage quasi quotidien de fruits et légumes frais et locaux (de la section horticole de l’APJA ou de la coopérative alimentaire à Gaurain), de viandes de qualité (de la boucherie l’Artisan au Roeulx), de poissons frais en provenance de Zeebruges, du pain frais de la boulangerie Renoirte… cela représente un peu plus de travail mais c’est autrement plus valorisant pour lui et il en est très fier. Le mess étant fréquenté majoritairement par des enfants, il y a quelque part une sensation de devoir accompli », témoigne Jean-François Bailly, administrateur de la Régie Mess et Hébergement d’Havré.
27 Fév 2026 | A la Une, Respirer
Une nouvelle campagne du Plan Wallon sans Tabac
A l’initiative du Plan Wallon Sans Tabac (PWST) en collaboration avec l’Agence pour une Vie de Qualité (AVIQ), « Mai le paquet » fait suite à « Ensemble vers un nouveau souffle ». Cette initiative annuelle, dont nous sommes partenaire, a pour objectif de faire vivre la thématique du tabac durant tout le mois de mai en mobilisant les professionnels de terrain.
La campagne met à leur disposition des ressources spécifiques, favorise la création de nouveaux outils pédagogiques et encourage une approche positive et motivante de la santé. Les actions proposées mettent en avant les nombreux bénéfices liés à l’arrêt ou à la réduction du tabac, et illustrent un large éventail d’alternatives possibles. « Mai le Paquet » se déploie partout en Wallonie, durant tout le mois de mai, à travers des activités organisées aussi bien en présentiel qu’en ligne.Elle aborde la prévention et la gestion du tabagisme au sens large dans une perspective positive, encourageante et non-jugeante.
Retrouvez toutes les informations et activités sur le site web de la campagne.
Comment l’Observatoire de la Santé du Hainaut contribue à cette campagne ?
- L’OSH fait partie du Plan Wallon Sans Tabac et contribue à la campagne de diverses manières :
- Travailler à l’élaboration de la campagne en collaboration avec les autres membres du Plan Wallon Sans Tabac
- Relayer la campagne aux communes et acteurs de terrain situés sur la Province de Hainaut et susciter leur implication
- Communiquer via la page Facebook et Instagram de l’OSH ainsi que son site web
- Accompagner des acteurs de terrain en fonction de la demande (information, réseautage, appui méthodologique…)
- Proposer des idées d’actions à mettre en place lors de ce mois de mai : la cocotte mini-défis, les signets « Marque ta santé », la chasse aux cailloux voyageurs et la roue des pauses.
24 Oct 2025 | A la Une, Santé en Hainaut
Entre 2022 et 2024 l’Observatoire de la Santé du Hainaut (OSH) a mené une enquête sur la thématique du tabac, de l’alcool et des autres substances auprès des jeunes Hainuyers de 10 à 17 ans. Si l’alcool et le tabac sont en perte de vitesse, la cigarette électronique prend de plus en plus de place dans les habitudes des jeunes Hainuyers.

Depuis 1997, l’Observatoire de la Santé du Hainaut étudie la santé des jeunes Hainuyers en partenariat avec le réseau des Centres de Santé Scolaire Vigies (CSSV). Ce réseau se compose de services de Promotion de la Santé à l’Ecole (PSE) et de centres Psycho-Médico-Sociaux de la Fédération Wallonie-Bruxelles (PMS FW-B). De 2022 à 2024, la thématique principale a porté sur la consommation de tabac, d’alcool et d’autres substances chez les jeunes. Les résultats donnent un état des lieux objectif parfois rassurant, parfois préoccupant, mais toujours utile et montrent l’évolution des habitudes de consommation dans le temps.
Moins de tabac et d’alcool
L’enquête révèle une baisse de la consommation du tabac et de l’alcool chez les jeunes. La proportion de jeunes ayant déjà fumé du tabac, au moins une fois dans leur vie, est passée de 17,6 % en 2020 à 16 % en 2024. Lors de cette enquête, 2,7 % des jeunes Hainuyers déclarent être des fumeurs actuels : 0,9 % du groupe 11 ans, 2,9 % du groupe 13 ans et 5 % du groupe 16 ans (les trois groupes d’âge utilisés pour l’analyse comprennent les âges suivants : Groupe 11 ans= 10 ; 11 et 12 ans / Groupe 13 ans= 13 et 14 ans/ Groupe 16 ans= 15 ; 16 et 17 ans). Les jeunes fumeurs déclarent qu’ils consomment surtout le tabac pour se détendre. La consommation est influencée par des dynamiques complexes telles que la pression des pairs, la présence de fumeurs et de vapoteurs dans l’entourage familial du jeune.
De son côté, l’alcool reste la substance psychoactive la plus consommée par les jeunes. 38% des jeunes l’ont expérimenté, soit 13,7% des 11 ans, 40,4% des 13 ans et 57,9% des 16 ans. Globalement, l’expérimentation d’alcool reste stable au cours des années d’études avec une légère baisse entre 2020 et 2024 pour l’ensemble des groupes d’âge.
L’expérimentation de l’ivresse est en baisse pour le groupe 16 ans et reste stable chez les plus jeunes. L’alcool demeure associé à un environnement festif chez les jeunes. Ces derniers déclarent en boire principalement lors de « fêtes de famille » et la raison principale de consommation est « pour s’amuser ».
Augmentation de la cigarette électronique
Une attention particulière doit être portée à la cigarette électronique dont la consommation est en augmentation. 27 % des jeunes ont déjà fumé une cigarette électronique contre 16 % pour la cigarette traditionnelle. 63 % des jeunes vapoteurs du Hainaut n’ont jamais fumé de tabac avant d’utiliser pour la première fois une cigarette électronique. Dans tous les groupes d’âge, la proportion de jeunes ayant expérimenté une cigarette électronique et pas de cigarette traditionnelle, est de loin supérieure à celle des jeunes ayant expérimenté la cigarette traditionnelle et pas la cigarette électronique (respectivement 5 % contre 1 % pour le groupe 11 ans ; 16 % contre 3 % pour le groupe 13 ans et 18 % contre 4 % pour le groupe 16 ans).
Moins de chicha et de cannabis
En 2024, 11 % des jeunes du Hainaut affirmaient avoir déjà fumé ou essayé de fumer la chicha. Cette proportion est en baisse, puisqu’elle était de 20 % en 2020. En ce qui concerne le cannabis, après une augmentation entre 2010 et 2012, la proportion de jeunes en ayant consommé au moins une fois dans leur vie a diminué entre 2020 et 2024 (de 10 % à 7 %), particulièrement dans le groupe 16 ans.
Des inégalités sociales fort visibles
Les consommateurs de tabac et de cigarette électronique sont plus nombreux parmi les jeunes ayant un niveau socio-économique faible. Ces inégalités sont moins visibles en ce qui concerne la consommation d’alcool.
Agir sur le terrain
Le tabac et l’alcool représentent un lourd fardeau pour la santé, contribuant de manière significative à la mortalité prématurée, aux maladies chroniques et aux cancers. La sensibilisation concernant la consommation de ces produits par les jeunes est un enjeu prioritaire de santé publique.
Les lobbyistes du tabac et de l’alcool développent en permanence des stratégies pour attirer de nouveaux consommateurs et tout particulièrement les jeunes. Il est donc important de fournir des éléments objectifs qui pourront servir de référence pour définir les priorités d’actions et développer une approche globale de promotion de la santé.
Des interventions peuvent être menées en milieu scolaire en impliquant les jeunes. Il importe de développer leurs compétences psychosociales afin de les aider à accroître leur confiance en eux et leur capacité à prendre des décisions. Cette approche nécessite également de développer des environnements favorables à la santé par la promotion d’activités alternatives et de lieux de socialisation sains, par exemple, par la limitation d’accès aux substances pour les mineurs et par l’implication coordonnée de la communauté autour des enfants et des jeunes.
Retrouvez les résultats détaillés du « Regard sur la santé des jeunes – Santé en Hainaut – 17 dans la publication complète, ou dans sa synthèse.
19 Oct 2025 | A la Une, Non classé
En Hainaut en 2023, la moitié des femmes âgées de 50 à 69 ans (51,50 %) ont réalisé un dépistage du cancer du sein. Un nombre bien plus important de femmes ont réalisé le dépistage par mammographie diagnostique que le nombre de celles qui ont opté pour le dépistage organisé (Mammotest) (47,7 % contre 3,8 %).
La part des femmes de 50 à 69 ans qui réalisent un dépistage (que ce soit le Mammotest ou une mammographie diagnostique) est en diminution progressive depuis plusieurs années, avec une baisse plus importante en 2020-2021, attribuable à la pandémie. Depuis 2022, 1 femme sur 2 réalise un dépistage du cancer du sein.
Le dépistage systématique du cancer du sein est recommandé entre 50 et 69 ans. C’est en effet dans cette tranche d’âge que le dépistage est le plus efficace en termes de réduction de mortalité. Entre 40 et 49 ans, l’efficacité du dépistage systématique est moindre et ses avantages et ses inconvénients doivent faire l’objet d’une discussion entre le médecin et la patiente. A partir de 70 ans, l’intérêt du dépistage va dépendre de l’état de santé général de la patiente et de son espérance de vie.
En quoi consiste un dépistage du cancer du sein ?
Le dépistage du cancer du sein consiste en une mammographie qui est une radiographie des seins utilisant des rayons X et permettant de voir des anomalies dans le sein, comme une tumeur. Une mammographie peut être réalisée de 2 manières :
- Le dépistage organisé, appelé Mammotest
- Le dépistage individuel, appelé diagnostique
Le Programme de dépistage organisé du cancer du sein : le Mammotest
Il concerne les femmes de 50 à 69 ans. A partir de 50 ans, tous les 2 ans, les femmes reçoivent une invitation pour réaliser un Mammotest en prenant rendez-vous dans un des centres agréés par le programme. Mais tout médecin ou gynécologue peut prescrire le Mammotest. Le Mammotest est gratuit. Deux clichés sont réalisés par sein. C’est un dépistage de qualité basé sur 2 lectures par 2 radiologues différents, voire un 3ème si les résultats sont discordants. Dans les 10 jours suivants, le médecin désigné par la patiente reçoit les résultats. Le Mammotest vise les personnes de 50 à 69 ans car dans 80 % des cas, le cancer du sein apparaît après 50 ans.
Le Mammotest s’adresse aux femmes qui ne présentent aucun signe inquiétant évoquant le cancer du sein ou des facteurs de risque accrus génétiques ou héréditaires. Ce dépistage est considéré comme une priorité de santé publique. En généralisant ce dépistage précoce, régulier et systématique, les spécialistes estiment que plusieurs centaines de décès par an pourraient être évités dans la mesure où plus la maladie est découverte à un stade précoce, plus les chances de guérison augmentent avec une qualité de vie préservée.
Les experts européens considèrent, sur base des connaissances actuelles, que le dépistage organisé (Mammotest) présente plus d’avantages que d’inconvénients suivant en cela les critères de l’OMS* pour la mise en œuvre d’un dépistage organisé :
– Gravité/fréquence de la pathologie
– Existence d’une période où la maladie est asymptomatique
– Population à risque bien définie
– Nécessité de pouvoir détecter le cancer le plus tôt possible
– Existence d’un test de dépistage adapté, simple à mettre en œuvre, fiable, reproductible et valide
La mammographie diagnostique
Le dépistage individuel appelé mammographie diagnostique ou encore bilan sénologique quand il intègre une radiographie et une échographie prend en compte les symptômes et les facteurs de risque. Il comprend un examen clinique, une mammographie, une échographie.
Certaines femmes, par habitude aux « bilans sénologiques » et aussi par une méconnaissance du Mammotest hésitent à entrer dans ce programme. Parlez-en à votre médecin traitant ou gynécologue.
*J.M.G. Wilson, G. Jungner, principes et pratique du dépistage des maladies, 2020
8 Oct 2025 | A la Une, La santé avec les acteurs communaux, La santé avec les professionnels, Non classé, Rencontres - Pro
Matinée d’échanges – mardi 9 décembre 2025 – Hornu
Comme chaque année, l’Observatoire de la Santé de la Province de Hainaut organise un événement sur le thème du « Respirer ». Celui-ci aura lieu le mardi 9 décembre prochain de 9h00 à 12h30 sur le site du Grand Hornu. Cette rencontre sera l’occasion de partager les avancées et les résultats de plusieurs projets menés en Hainaut et de découvrir des outils pratiques pour faciliter les actions locales de gestion du tabagisme.
Dans l’attente de cette rencontre, nous vous proposons de consulter le résumé des précédentes journées d’échanges.
Programme de la matinée:
- 9h Accueil des participants
- 9h30 Mot de bienvenue – Aurore Goossens – Députée – Province de Hainaut
- 9h45 Le projet ADHAirE : état d’avancement et perspectives – Pierre Laloux – Doctorant – UCL
- 10h15 Présentation des résultats de l’enquête « La santé des jeunes en Hainaut » – Wilfried Sobze – Chargé de projets – OSH
- 10h30 Pause café
- 10h45 Projet de promotion d’environnements et de modes de vie sans tabac – Noémie Anrys – Chargée de projets – OSH
- 11h15 Présentation du projet de gestion du tabagisme de la commune de Soignies – Isabelle Darquennes – Cheffe de projets – PCS – Soignies
- 11h45 Découverte d’outils tabac/respirer pour faciliter l’action – asbl SEPT – Fares – OSH
- 12h30 Clôture de la matinée – Pause sandwichs
Lieu de l’événement : Grand Hornu, Rue Sainte-Louise 82, 7301 Boussu.
9 Sep 2025 | A la Une, Bouger, La santé pour tous, Non classé
Vous passez l’essentiel de vos journées assis(es), les yeux rivés à un ordinateur ? Ce travail sédentaire a des effets néfastes sur votre santé. Bouger plus au travail, c’est possible et ça apporte de nombreux bénéfices pour votre corps et votre esprit.
Les chiffres de Sciensano le montrent, la pratique de l’activité physique n’est pas suffisante au sein de la population et la sédentarité est une problématique à part entière notamment au travail. Selon l’enquête de Sciensano[1], 23 % des femmes et 26 % des hommes passent sept heures par jour ou plus assis au travail. Il est donc important de prendre en compte cette problématique au sein du monde du travail en y incluant des moments d’activité physique et en rompant les périodes de sédentarité.
Chaque pas compte
Ce qui est positif, c’est que chaque pas compte et que très rapidement, cela est bénéfique pour la santé. Et les bénéfices de l’activité physique sont nombreux ! Pour la santé physique : diminution du risque de maladies cardiovasculaires, de diabète, de cancer, allongement de la durée de vie, soulagement des maux de dos, ralentissement des effets du vieillissement… Du côté de la santé mentale, l’activité physique permet d’évacuer le stress et d’améliorer le sommeil, elle permet également de diminuer les symptômes dépressifs. La pratique d’une activité physique permet aussi de tisser des liens avec d’autres personnes et de lutter contre l’isolement. On sait que ces relations sociales ont un impact positif sur la santé.
Que faire ?
Cela ne demande pas forcément la mise en place de choses compliquées. On peut commencer par instaurer des petits moments actifs. S’ils deviennent automatiques, ils permettront de changer nos habitudes de vie.
Par exemple :
- Se lever le plus souvent possible (au moins toutes les 30 min.), notamment pour aller parler à un collègue au lieu de lui téléphoner.
- Faire des réunions en marchant.
- Prendre les escaliers au lieu de l’ascenseur.
- Faire régulièrement des pauses actives. On peut en profiter pour faire quelques étirements.
Retrouvez des idées d’étirements dans notre dépliant « Bouger… au travail, c’est possible ! ».
[1]Sciensano. Activité physique et sédentarité chez les adultes : Quantité et intensité de l’activité physique, Enquête de Consommation alimentaire 2022-2023, Décembre 2024, Bruxelles, Belgique, https://www.sciensano.be/fr/resultats-de-lenquete-nationale-de-consommation-alimentaire-2022-2023/activite-physique-et-sedentarite-chez-les-adultes-ages-de-18-a-64-ans/quantite
Quelles sont les recommandations?
Chez les enfants et les jeunes, il est recommandé de pratiquer chaque jour 60 minutes d’activité modérée à soutenue, tout au long de la semaine. L’activité physique soutenue ainsi que des activités qui renforcent le système musculaire et l’état osseux devraient être intégrées au moins trois fois par semaine.
Les adultes, devraient pratiquer au moins 150 à 300 minutes d’activité physique modérée par semaine ou au moins 75 à 150 minutes d’activité physique soutenue. Il leur est également recommandé de pratiquer des activités de renforcement musculaire d’intensité modérée ou plus soutenue faisant travailler les principaux groupes musculaires au moins deux fois par semaine.
En ce qui concerne la sédentarité, il convient de rompre avec la position assise toutes les 30 minutes. Notons que l’inactivité physique et la sédentarité sont deux choses différentes. L’inactivité physique est le fait de ne pas pratiquer d’activité physique suffisante au regard des recommandations. La sédentarité se définit par la durée pendant laquelle le corps ne dépense pas plus d’énergie qu’en situation de repos (position assise ou allongée). Par exemples: travail de bureau, conduite d’une voiture, temps d’écran,… On peut donc être actif physiquement tout en étant sédentaire.
22 Août 2025 | La santé avec les acteurs communaux, La santé avec les professionnels, Non classé
La prochaine rencontre de notre Plate-forme Santé Précarité aura lieu le mardi 18 novembre au Grand Hornu
Cette plateforme réunit des travailleurs qui sont en lien avec un public en situation de précarité (financière, sociale, physique (personne en situation de handicap) ….). L’évènement est organisé une fois par an et réunit des travailleurs sociaux de CPAS ou PCS, de l’accueil extrascolaire, assistants sociaux, éducateurs ou autres.
Le sujet de la rencontre est choisi soit suite à l’évaluation faite par les participants de l’année précédente, soit d’après un constat fait par notre équipe. L’atout de cette plateforme est de permettre des échanges entre les participants. Les intervenants sont, dans la mesure du possible, des travailleurs avec qui nous développons un projet Santé sur le Hainaut. L’objectif est de présenter des projets qui pourront être menés ailleurs. Retrouvez ici le comptre-rendu de la plateforme 2024.
Cette année la rencontre aura pour thème « Publics vulnérables et événements santé : aller vers pour faire venir ». Retrouvez le programme et le formulaire d’inscription ci-dessous.
8h30 Accueil – Moments d’échanges
9h00 Mot de bienvenue – Déroulement de la journée – La plateforme a 20 ans ! Sophie Piérard – Carine Bourmorck – Axel Flandroit – OSH
9h15 – 9h45 Pauvre, précaire, vulnérable, fragile : quand les mots révèlent les inégalités de santé
9h45 – 12h00 A la découverte d’expériences de terrain :
- Maison Médicale Les Genêts (Couillet) – Sophie De Luliis et Allan Steenbergh
- Braseap (Erquelinnes) – Cécile Bakevyumusaya et Simon Godart
- AMO Tu dis Jeunes (Thuin) – Julie Loriaux
- Festiv’âge (Beloeil) – Mélissa Derouck
12h00 – 13h00 Repas
13h00 – 15h30 Ateliers « Les ISS sous la loupe : Participe santé pour co-construire des projets en santé »
15h45 Retour en plénière – Pistes pour des actions
16h00 Mot de la fin et clôture
Les inscriptions à cette journée sont clôturées.
La plateforme se tiendra à partir de 8h30 sur le site du Grand Hornu, Rue Sainte-Louise 82, 7301 Boussu.
12 Juin 2025 | A la Une, Données - Communes, Données - Pro, La santé avec les acteurs communaux, La santé avec les professionnels, Non classé
Regard sur la santé des jeunes – Focus sur Tabac, alcool et autres substances
15 octobre 2025 – Grand Hornu
Les jeunes Hainuyers sont-ils en bonne santé ? Adoptent-ils des comportements favorables à leur santé ? Quelles sont leurs habitudes en matière de tabac, d’alcool, de cigarette électronique ? Le 15 octobre, nous organisons une matinée de présentation de notre nouvelle enquête « Regard sur la santé des jeunes ». Cette enquête, qui s’est clôturée en 2024, porte sur la thématique « tabac, alcool et autres substances ».
Programme
9h Accueil
9h30 Mot d’accueil – Madame Aurore Goossens, Députée provinciale
Introduction – Docteur Remy Muamba, Directeur – Département Ressources – OSH
10h Présentation des résultats de l’enquête Regard sur la santé des jeunes – Monsieur Wilfried Sobze, Chargé de projet – OSH
10h45 Pause
11h Présentation des résultats HBSC 2022 – SIPES / ULB
11h45 Echanges et conclusion
12h Lunch
Mercredi 15 octobre 2025
Site du Grand Hornu
Rue Sainte-Louise, 82
7301 Boussu